Relevés préparatoires à la fabrication des Plans-reliefs

En complément de sa collection de maquettes, le musée des Plans-reliefs conserve, pour les plans-reliefs du XIXe siècle uniquement, les documents préparatoires ayant servi à leur réalisation.

Verdun, cahier de développement 1848-1855 © Paris, Musée des Plans-reliefs
Verdun, cahier de développement 1848-1855 © Paris, Musée des Plans-reliefs

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Verdun, vue aquarellée 1848-1855 © Paris, Musée des Plans-reliefs
Verdun, vue aquarellée 1848-1855 © Paris, Musée des Plans-reliefs

Liste des documents préparatoires conservés

Cette documentation comprend :

  1. Les épures, plans de très grandes dimensions aux formes irrégulières, correspondant aux plans des tables qui composent un plan-relief, sur lesquelles tous les éléments construits et paysagers sont reportés en plan, ainsi que les courbes de niveaux du terrain ;
  2. Les cahiers de développement qui regroupent les dessins des élévations de toutes les constructions (des villes et villages, hameaux, fermes isolées, châteaux, etc.), avec l’indication de la nature des matériaux de construction employés (murs, toitures, rues et chemins). Ces développés des façades sont réalisés à l’échelle des plans-reliefs, c’est-à-dire au 1/600.
  3. Les documents d’archives dans lesquels se trouvent des dessins et aquarelles restituant les ambiances et couleurs des paysages, des relevés géologiques et diverses pièces écrites contenant des informations nécessaires aux ouvriers de la galerie des plans-reliefs pour la construction de chaque maquette (description des caractéristiques des villes et de la campagne environnante), des listes des matériaux utilisés pour la construction des maquettes, les plans de montage des plans-reliefs et de leur piétement, etc.
  4. D’autres documents iconographiques issus de la collection de cartes, vues et plans manuscrits et gravés composée à partir du milieu du XIXe siècle. Ils représentent le plus généralement les villes ayant été réalisées en plans-reliefs et les régions connexes.

La topographie des sites représentés était exécutée à partir des relevés de terrain effectués par les gardes du génie topographes de la brigade topographique, service créé en 1809. Ces relevés par courbes de niveaux horizontales, réalisés au 1/20 000, étaient recopiés et convertis au 1/600 par les topographes de la galerie des plans-reliefs pour dresser les épures nécessaires à la construction des maquettes.

Les relevés en plan et en élévation des éléments architecturaux étaient réalisés sur le terrain par les artistes topographes de la galerie des plans-reliefs. Les longueurs des bâtiments étaient mesurées au pas et leur hauteur « à vue », par principe de proportion. Le relevé des façades était aussi effectué à vue : les baies n’étaient pas exactement mesurées mais représentées proportionnellement. En revanche leur nombre et leur positionnement correspond à la réalité. Compte tenu de l’échelle de représentation, le dessin des baies était simplifié, comme cela est souvent indiqué en page de garde des cahiers de développement.

Tous les relevés étaient transmis aux modeleurs de la galerie des plans-reliefs, ouvriers qui réalisaient la structure des maquettes et le modelé du terrain. La confection des maisons, de la végétation et du décor était exécutée par les modeleurs et les artistes topographes.

Malgré les simplifications existant dans les relevés, ces archives offrent une documentation unique sur l’histoire des villes, de la fortification, de l’architecture et de l’aménagement des campagnes. C’est pourquoi le musée des Plans-reliefs a entrepris en 2010 de débuter la numérisation de ces collections afin de permettre leur diffusion sur Internet pour les rendre accessibles au plus grand nombre.