Aquitaine

carte des plans reliefs du musée

Les travaux menés par Vauban et ses ingénieurs le long du littoral atlantique se sont inscrits dans une politique défensive des côtes du royaume mise en place dès 1661. A cette date, Colbert, contrôleur général des Finances de Louis XIV, fut nommé directeur des affaires de la Marine. Face aux grandes puissances maritimes d’Angleterre et de Hollande, Colbert entendait doter la France d’une marine de guerre compétitive, entretenue et armée dans de grands arsenaux et ports militaires répartis le long du littoral. Les défenses côtières furent dès lors établies afin d’assurer la protection de ces nouveaux pôles militaires, mais aussi celle des principaux ports de commerce de la côte. Chaque site fut entouré d’une enceinte urbaine, nécessaire à la prévention de toute attaque terrestre, et doté d’un réseau de défenses maritimes avancées, îles et îlots fortifiés destinés à protéger l’accès aux ports. Ces défenses devaient être complétées par l’action de la Marine Royale.

Bayonne © Paris, Musée des Plans-reliefs
Bayonne
© Paris, Musée des Plans-reliefs
Blaye © Paris, Musée des Plans-reliefs
Blaye
© Paris, Musée des Plans-reliefs

En Aquitaine, la surveillance des côtes proches de la frontière espagnole fut assurée par le renforcement des défenses du port de Bayonne, processus ininterrompu jusqu’au milieu du XIXe siècle. Le grand port de commerce de Bordeaux fut aussi activement protégé. Après la construction du Château-Trompette (Voir le film présentant la maquette du Château-Trompette), expression de la mainmise du pouvoir royal sur la ville rebelle durant la Fronde, la défense de l’accès au port fut mise en place à partir de 1685, au moyen d’une barrière défensive implantée au milieu de l’estuaire de la Gironde, constituée par les fortifications de Blaye, b et fort Médoc.

Le fort Paté © Paris, Musée des Plans-reliefs
Le fort Paté
© Paris, Musée des Plans-reliefs

Ces plans-reliefs, à l’exception de celui de Bayonne, ont été réalisés entre 1700 et 1705, au cours d’une même campagne. Ils rendaient compte, immédiatement après l’exécution des derniers travaux de fortifications réalisés au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, de l’état de défense de cette frontière maritime au moment du déclenchement de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1713). La maquette de Bayonne (1819-1822) témoigne de la continuité de cette politique défensive tout au long des XVIIIe et XIXe siècles.

Le Château-Trompette © Paris, Musée des Plans-reliefs
Le Château-Trompette © Paris, Musée des Plans-reliefs

En Aquitaine, la surveillance des côtes proches de la frontière espagnole fut assurée par le renforcement des défenses du port de Bayonne, processus ininterrompu jusqu’au milieu du XIXe siècle. Le grand port de commerce de Bordeaux fut aussi activement protégé. Après la construction du Château-Trompette, expression de la mainmise du pouvoir royal sur la ville rebelle durant la Fronde, la défense de l’accès au port fut mise en place à partir de 1685, au moyen d’une barrière défensive implantée au milieu de l’estuaire de la Gironde, constituée par les fortifications de Blaye, fort Paté et fort Médoc.


Présentation de la maquette du Château-Trompette

Réalisation Vincent Campion. © Juillet 1995. Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Aquitaine, Direction du Patrimoine, Musée des Plans-reliefs